Politique, culture et artisanat

BRAINWAVE
Nicolas
Tue 28 Feb 2023 22:12

 

pos: 11:14.310N 074:13.500W (Santa Marta)

 

S’il y a une excellente manière de découvrir les richesses d’une ville et de sa région c’est bien en s’inscrivant à des excursions. C’est ce que nous avons fait, ici à Santa-Marta, cette ville portuaire située aux pieds des montagnes colombiennes à quelques encablures du parc national naturel de Tayrona.

 

Samedi 25 février, notre première visite a été celle de la Quinta de San Pedro Alejandrino, hacienda construite au XVIIème siècle et célèbre pour être le lieu du décès de Simon Bolivar, général et homme d’État né à Caracas au Venezuela. Il est une figure emblématique, avec son compatriote Antonio Jose de Sucre, l'Argentin José de San Martín et le Chilien Bernardo O'Higgins, de l'émancipation des colonies espagnoles en Amérique du Sud dès 1813. Notre guide nous a raconté avec passion les grandes lignes du parcours de vie de ce grand libérateur. L’hacienda est composée de nombreuses pièces aux murs peints aux couleurs du pays, avec bien sûr une prédominance du jaune ocre et du bleu. Accrochés aux murs, nous pouvons découvrir un certain nombre de peintures représentant Bolivar lors de son mariage à Madrid, avec ses généraux, sur sa monture, lui qui a parcouru plus de 70'000 kilomètres à cheval, soit dix fois plus qu’Hannibal.  Le vaste parc qui entoure la demeure est doté de beaucoup d’arbres et de bosquets de fleurs magnifiques.

Après cette visite, nous avons repris le bus et nous nous sommes rendus pas très loin du port où notre guide nous a emmené dans un musée qui, en plus de ses collections historiques, rend hommage à Gabo le célèbre écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez, qui a écrit entre autres Cent ans de solitude, roman qui a obtenu un succès planétaire.

 

Dimanche 26 février c’est la journée de la grande excursion dans les montagnes situées à proximité de Santa-Marta. Pour cela, nous nous sommes associés à d’autres amis navigateurs rencontrés depuis Sainte-Lucie et qui participent à la même transat que nous. On vous les présente. Tout d’abord le voilier A plus 2 avec Jean et Christiane, deux alsaciens établis depuis plusieurs années à Lens en Valais, puis Liberty avec Jeannette et Ben une Anglaise et un Français établis en Angleterre et enfin Choucas 3 composé du skipper et propriétaire du voilier, Frédéric Cosandey, un lausannois originaire de Sassel dans la Broye vaudoise, établit aux États-Unis depuis quarante ans, accompagné pour cette navigation par Matthieu l’Américain et Ariane la Française.

Nous embarquons dans deux jeeps tout terrain et partons à la conquête de la montagne. Andres est notre précieux et passionnant guide, Pablo et Erwin nos chauffeurs. Après la route normale qui monte en lacets, où de nombreux motards nous dépassent dans des virages sans visibilité, nous passons à la phase piste avec d’immenses trous et une déclivité pouvant atteindre plus de vingt pourcents. On est bien secoués, on rit beaucoup et enfin on est soulagé et heureux d’arriver à la plantation de cacao. Cette exploitation, tenue par la famille Hildago depuis plusieurs générations, est située à environ mille mètres d’altitude, à flanc de montagne dans une nature luxuriante. Des bananiers, des manguiers, des avocatiers, côtoyant les cacaoyers, permettent de nourrir les oiseaux et les insectes pour qu’ils ne s’attaquent pas à la plantation. Un des fils de la famille nous fait une démonstration artisanale de la fabrication du chocolat. Nous pouvons déguster le produit à chaque étape de sa transformation. A la fin nous buvons un lait chaud au chocolat. Certains font la grimace, d’autres adorent. Nous recevons ensuite, sur le visage, avec l’aide d’un pinceau, une couche de chocolat comme masque régénérateur de la peau et de l’esprit, c’est une sensation bien agréable. 

Après cette première visite nous redescendons la piste. C’est impressionnant, il n’y a pas beaucoup de visibilité devant la jeep, nous avons l’impression d’être suspendus dans le vide, notre chauffeur est un vrai as du volant. On s’en remet à lui et aux bonnes énergies environnantes pour arriver sains et saufs au bas de la pente. Un peu plus bas, nous nous arrêtons dans un restaurant sur le bord de la route, une bâtisse très simple construite en briques de béton avec un toit en tôle, c’est l’Asadero Camarita. Nous nous installons sur la terrasse pour boire une bière locale et manger de la viande de porc et de bœuf rôtie au feu de bois, ceci accompagné par des pommes de terre et du Yuca Parafinada, un vrai festin. Au moment de payer, le patron qui trône derrière sa caisse enregistreuse, nous offre un verre d’Aquadiente, un alcool à base d’anis, ainsi qu’un joint pour ceux qui veulent, tout un personnage cet homme-là. Tout est tellement décontracté ici, ça fait du bien.

Nous repartons et changeons de côté de la vallée pour aller visiter une petite usine de conditionnement de café. Le guide est très passionnant et passionné par son activité, nous apprenons beaucoup de choses. Il fait très chaud, nous sommes déshydratés, nous n’avons plus d’eau. Comme par miracle Nicolas découvre, à quelques mètres de cette manufacture de café, une brasserie artisanale, quelle aubaine, notre skipper a soif, c’est une très belle occasion de déguster la bière locale. Denis joue quelques mélodies avec son cor des alpes, dans le lit de la petite rivière qui coule par là. Jolis moments de bonheur et de convivialité.

Nous sommes de retour à la Marina vers dix-huit heures et déjà la sangria nous attend ainsi qu’une paella, quelle magnifique journée, la soirée s’annonce chaude, le vent a faibli mais pas nous.

 

 

 

 

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