Depuis Cascais à Las Palmas

BRAINWAVE
Nicolas & Georges
Sun 8 Aug 2021 19:41
Bonjour à tous nos lecteurs
 
Avant de quitter la côte du Portugal pour nous diriger vers Las Palmas (env. 700 milles nautiques) nous avons décidé de faire le plein de nos réservoirs diesel (nous avons de la capacité pour embarquer 614 litres de diesel; et nous consommons env. 4 lt par heure sous moteur) au port de Cascais. Nous y sommes arrivés jeudi soir vers 20h00 et avons fait une approche prudente en suivant bien les bouées d'entrée dans le port. Malgré ceci et contraire au fait que les cartes montrent entre 5-6 m de profondeur nous avons touché le fond devant l'entrée. Heureusemen que ce n'était que du sable et nous avons pu nous dégager tout seul (en mettant le moteur à fond en marche arrière) de cette situation inconfortable. Comme nous souhaitions vraiment remplir nos réservoirs nous avons fait une deuxième tentative et c'est à ce moment qu'un Zodiac (petit bateau pneumatique) est entrée dans le port tout en nous signalant que la pompe à diesel fermait à 18h00.
 
Nous avons donc décider de continuer la route tout en espérant qu'il y aurait des vents qui nous permettaient d'avancer sans le moteur.
 
Et nous avons de la chance parce que nous avancons depuis bientôt deux jours avec un vent arrière (entre 160 à 180°). Cette allure n'est pas sans danger parce que on ouvre la grande voile le plus possible (elle touche ainsi les haubans) et il ne faut pas qu'elle passe de l'autre côté. On appellerait ceci un empannage imtempestif (la bôme passerait à tout vitesse d'un côté à l'autre). Avec la voilure que l'on porte (plus de 70 m2 rien que la grande voile) cela peut faire des dégâts. Il y a des bateau qui ont dématé ou cassé le vit-de-mulet (jonction entre bôme et mat) lorsque cela est arrivé. Nous restons donc assez prudent et avons mit un cordage qui devait retenir la bôme du bon côté (actuellement du côté babord).
 
Queques mots encore sur la gestion de l'énergie. C'est un sujet important pour tout navigateur. Mais qu'est-ce qui consomme de l'énergie dans un voilier? Je vous énumère rapidement les plus gros consommateurs:
- le pilote automatique (je suis actuellement seul pour assurer la garde du bateau et de la route et content d'avoir le pilote automatique. Je peux ainsi me concentrer sur d'autres tâches). Avec une houle de 2 - 3 mètres le pilote automatique doit constamment corriger et cela nécessite beaucoup d'énergie)
- nous avons deux réfrigérateurs et un congélateur à bord; il faut les alimenter en permanence
- s'y ajoutent quelques lumières (feux de navigation et autres lampes pour pouvoir se déplacer dans le bateau)
- les ordinateurs qui nous indiquent la route à suivre
 
Pour produire l'énergie nécessaire nous avons le moteur (qui fait marcher deux alternateurs). Actuellement nous n'avons pas enclenché le moteur ces derniers deux jours.
 
Mais nous avons deux autres sources de production d'énergie qui sont:
a) deux panneaux solaires de 215 watts chacun; mais il faut un minimum de soleil pour que cela soit efficace
b) un Watt&sea qui est un hydro-générateur. C'est un hélice qui est immergé dans l'eau et qui tourne par le fait que le bateau avance
c) si nous voulons produire du 230V nous avons encore une génératrice à bord (nous la mettons en route qu'occasionnellement; peut-être pour déguster un bon café ou éventuellement, lors de long passages en mer, pour laver notre linge)
 
Malgré toute notre consommation et du moment que nous n'avons pas mis en route le moteur, nous sommes à plus de 90 % de notre parc de batteries. Sur ce bateau il y a une batterie dédiée à faire démarrer le moteur, une batterie pour faire démarrer la génératrice et 8 batteries services à 130 Ah chacune.
 
Voilà, le temps de vous écrire et de veiller à ce que le bateau se comporte bien, il est bientôt 08h00 du matin et ce sont Stéphane et Guillaume qui vont assurer notre avancement vers Las Palmas.
 
A bientôt
Georges
Voilà ce que l'on peut voir la nuit sur nos cartes éléctroniques
Une autre vue de notre position
La mer est immense
Et la vue depuis le cockpit
notre hydro-générateur en marche