Journées Océanes

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Nous voici maintenant arrivés à bon port et je voudrais rendre hommage à tous les marins et à la beauté des océans.
N'étant pas poète, je me permets de m'ínspirer librement du superbe texte "Oceano Nox” 

Mais je voudrais aussi dédier ma traversée à mon ami de toujours qui m'a appris les rudiments de la voile et la passion de la mer et surtout m’a montré qu'il n’est pas de défi qui ne puisse être surmonter et celà avec une grande humilité et un profond amour des autres. Je sais qu'ill se reconnaitra dans ces lignes et je sais qu'il sera vainqueur une fois encore du défi qu’il affronte aujourd’hui.
Jean-Luc 

Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis anxieux pour des courses lointaines,
Face à ce large horizon se sont réjouis !
Combien se sont découverts, par delà leur humble fortune
Sur une mer dʼazur, ou par une nuit de pleine lune
Sur lʼimmense océan à jamais épanouis !

Combien de skippers, combien dʼéquipages
alizé, de leur vie, a écrit les belles pages
Et dʼun souffle les a portés sur les flots.
Peu connaîtront leur joie par lʼonde emportés
Chaque vague en passant dʼun cadeau est chargée
Lʼune pousse l'esquif, lʼautre réjouit les matelots.

Beaucoup envient votre sort, âmes intrépides
Vous surfez par delà les étendues liquides
Accostant, le regard profond, des rivages inconnus
Oh ! Que de familles et dʼamis qui avaient plus dʼun rêve
Sont venus un jour attendre sur la grève
Vous qui bientôt serez revenus.

On s'entretient de vous souvent dans les soirées .
Maint joyeux cercles, assis sur des sofas douillets,
Mêlent pour longtemps vos noms dʼembruns couverts
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à ses belles futures,
Tandis que vous rentrez de vos lointains univers !

On demande: où étiez vous, quelle fut la plus belle île
Vous auriez nous délaissés pour un bord plus fertile ?
Nos rêves de vos aventures sont nourris
Notre imaginaire sur vos océans se perd pour un soir
Ce souffle qui dans toute âme fait renaître lʼespoir
Sur lʼimmense océan vous offre son éternel crédit.

Bientôt dans les yeux dʼaucun une étincelle est apparue
Lʼun veut réparer son mât, lʼautre recoudre ses voiles
Tous durant ces nuits où le vent est porteur
Vos amis ou enfants au front vaillant, heureux de vous attendre,
Parlent de vous passionnément en rallumant la flamme
Dans leurs yeux et dans leur coeur !

Et quand la fatigue enfin a fermé leurs paupières
Tous se rappellent votre aventure, même le plus humble hère:
Dans lʼétroite crique où lʼécho nous répond,
Même le jeune saule vert qui prend feuilles au printemps
Même le chant naïf et dansant
Que chante le mendiant à lʼangle du vieux pont.

Où vont ils les marins bercés par les nuits étoilées
O flots que savez de ces nobles épopées
Flots argentés admirés des hommes debout
Vous vous les racontez en montant les marées
Et cʼest ce qui vous fait ces voix enjouées
Que vous avez au matin quand vous venez vers nous.