8:54.524N 79:31.506W
Objet : Nous prenons nos marques tranquillement
Bonjour,
Nous sommes à l'ancre devant l'île de Flamenco. Celle-ci a été ralliée
au continent par une langue de terre artificielle appelée causeway. La
baie, dans laquelle nous sommes ancrés, est évasée vers le large et vers
le chenal d'accès au canal. Je pense que par grands vents le mouillage
doit être désagréable. Mais, depuis que nous sommes arrivés dans le
Pacifique le vent s'est beaucoup calmé, la mer aussi. Seul le trafic des
navires occasionne une mer formée. Par moments, nous avons l'impression
d'être aux prises avec un effroyable bouillon. Ce ne sont pas tant les
cargos qui lèvent des vagues que les bateaux-pilotes qui font les allers
et retours entre leur base et les navires. Le moment le plus délicat est
celui de la tombée du jour, lorsque le trafic Nord-Sud est à son
comble. Mais nous ne resterons pas longtemps en bordure de cette
"autoroute".
Nous reprenons, néanmoins tranquillement, notre rythme à l'ancre après
avoir pris de "très mauvaises habitudes" à la marina, où nous étions
installés comme à l'hôtel. Rassurez-vous, la vie n'est pas désagréable
pour autant.
A terre, nous trouvons des petits commerces, quelques shipchandlers où
nous nous rendons à pied (cela change de Colon, où pour la moindre
course, il fallait prendre le bus et des taxis!) Nous trouvons également
du wifi gratuit, disponible gratuitement au café flamenco, ou a la
petite épicerie. Nous en profitons pour déjeuner sur place. La carte du
flamenco est variée, les plats sont à moins de 10 dollars et "muy
sabrosos" (très savoureux). Là aussi, nous avons gagné au change, car le
restaurant de la marina n'était franchement pas des plus agréables. Le
quartier est fréquenté par les riches panaméens qui laissent leur bateau
à la marina de Flamenco. Dans celle-ci, les cannes à pêches et les
antennes se disputent la vedettes sur des yachts à moteurs tels que
Ferretti et Tiara. Le fond de l'horizon tapissé des hauts immeubles de
Panama City complètent ce décor en accord parfait avec notre 21ième siècle.
A bord, nous vivons loin de la trépidante capitale. Nous avons remis en
place les panneaux solaires que nous avions démontés pour le passage du
canal. Evidemment, quelques vis récalcitrantes en ont profité pour nous
faire faux bond. Dominique, au moment où je vous écris, est penché sur
le nouveau système AIS que nous installons afin de faciliter la veille
lors des longues traversées. Un facteur lui complique la tâche : nous
installons un système performant et tout nouveau sur une électronique
déjà ancienne. En 14 ans, la technologie nautique a fait de grands pas,
et nous sommes accédons peu à peu à ces petites merveilles.
Du côté des bonnes nouvelles, le dessalinisateur que nous avions
"hiverné" s'est remis en fonctionnement du premier coup, pour nous
livrer 40 litres d'eau ce matin et me permettre de ne pas empiler le
linge sale à bord. Nos nouvelles batteries (6 AGM de 105 mapères) font
des merveilles et nous ne nous soucions plus trop de l'énergie. Nous
sommes également contents de la réaction de notre bateau. Lors du
"forcing" dans le lac Gatun, notre Etoile a tenu une belle moyenne de
6.5 noeuds, l'hélice n'a pas vibré et le carénage ainsi que la vidange
moteur ont sans doute aidé à ces belles performances!
Au programme de cette semaine :
Nous aimerions prendre le temps de visiter la vieille ville. Mais avant,
tout doit être opérationnel à bord.
Avant de quitter Playita pour les Perlas, nous ferons un gros plein de
fruits et légumes (nous devrons être autonomes jusqu'aux Marquises, ne
comptant pas sur les Galapagos pour refaire le plein, si là-bas nous
trouvions la possibilité de racheter du frais, ce sera bienvenu, mais
dans l'ignorance de ce que nous allons trouver, nous préférons prévoir...)
A plus pour d'autres nouvelles
Nat et Dom
www.etoiledelune.net







